![]() |
| Photo trouvée ici |
Trouver un job rapidement était parmi mes objectifs lors de mon arrivée à Montréal. Après
environ 11 mois ici, je me rends compte que j’ai fait pas mal d’erreurs et ce, malgré avoir cru
m’être bien préparée alors que j’étais encore à l’île Maurice.
D’abord, j’aurais dû virer le mot rapidement dans toute cette affaire. Chercher du travail ici
prend du temps, surtout quand on ne connaît personne. Je me suis très vite rendue compte que
ça n’allait pas être du gâteau car il fallait être patient. La patience n’étant pas une qualité chez
moi, je suis passée par des moments de doute.
Oui, il y existe des chanceux qui trouvent un emploi en moins d’un mois. D’ailleurs, des
témoignages pullulent les forums. Ce qui te fait poser la question : mais pourquoi moi je ne
trouve pas bordel ?!
Avec du recul, je me dis que j’aurais dû éviter de trop lire ces expériences…
Chacun sa propre histoire...
Je constate que
bien souvent ceux qui ont de la difficulté hésitent à raconter leur histoire. Ce qui fait que
souvent on tombe sur des témoignages plus que positifs!
Je me souviens encore en train de dire à Copilote : Tu vois! Cette fille a trouvé du boulot en
un mois! Et dans sa branche en plus !
Le tout est de ne pas trop s’attarder sur les témoignages
des autres pour ne pas se mettre la pression et surtout, ne pas comparer. Chacun vit son
immigration de manière différente. Chacun a sa propre histoire et… sa chance.
Voulant à tout prix trouver un travail rapidement, j’avais oublié que j’avais quitté mon pays
pour un autre que je ne connaissais pas! Entre ce qu’on raconte sur internet et la réalité du
terrain, il existe tout un monde. Ce n’est pas du tout pareil…
Mon empressement a ainsi fait que j’ai refusé de perdre quatre semaines de ma vie en
participant à un atelier sur la recherche d’emploi. Je pensais que je connaissais déjà le marché
du travail. Je pensais que ça allait être fingers in the nose. Eh bien, je me suis bien foutue le doigt
dans l’œil. Je ne sais pas si ça m’aurait aidée mais je pense que je me serais sentie moins seule
et j’aurais rencontré des gens.
Jobbine
Quatre mois après mon arrivée, je n’avais toujours pas d’emploi. J’ai eu une jobbine dans la
restauration. C’était sur appel et vraiment pas fait pour moi. J’ai en tout pour tout travailler dans
ce restaurant trois fois! Et je n’ai jamais été payée.
Malgré tout, je me disais que ça allait venir pour pas me décourager. J’allais aux salons de
l’emploi. Je passais des heures et des heures sur les sites d’offres d’emploi. J’empruntais des
bouquins sur comment faire un CV québécois. Rien ne semblait fonctionner.
Puis, j’ai fait les agences de placement. J’ai fait les plus grandes mais aussi quelques petites.
Résultat : nada! Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai perdu mon temps mais cette ‘’solution’’ ne m’a
servie à rien. En fait, à chaque fois, je passais des tests et je rencontrais une ‘’conseillère’’.
La première fois, j’avais été bien nulle aux tests. C’était lors d’une journée portes-ouvertes chez
Randstad. Par la suite, je me suis rattrapée…ailleurs. Les résultats étant corrects, je pensais qu’il
allait me trouver un truc mais non. Tous leurs blablas dans le vent ont fait que j’ai abandonné
cette ‘’solution’’.
Entre-temps, je découvrais qu’on me traitait de paresseuse. J’ai dû encaisser des mots durs.J’allais mal et j’étais choquée. Je crois que j’ai toujours eu besoin de ce genre d'affront pour me dépasser. Comme dirait Barney : ‘’Challenge accepted!!!’’
Centres d’appels
La meilleure solution à ce moment-là c’était les centres d’appels. Je l’avais déjà fait à l’île Maurice et grâce à ce boulot j’avais pu payer mes études. J’avais quand même un peu la trouille. Faut dire que les centres d’appels n’ont pas bonne réputation.
J’ai donc tenté ma chance chez une compagnie du centre-ville. Lors de l’entretien, j’ai dû vendre un stylo… À la fin, la recruteuse m’a proposé un job d’agent aux services à la clientèle au téléphone au lieu de celui en ligne (c’est-à-dire par courriel, via le site de la compagne etc). Ne me sentant pas capable j’ai refusé et je suis partie.
Quelque temps après, je suis retrouvée dans un centre d’appels… Je passe l’entrevue et tout le monde est content. J’accepte car c’était du soutien technique pour la Pomme. L’occasion de découvrir cette marque de renommée internationale…
Je me retrouve donc de novembre à février dans la jungle des fanatiques de la Pomme. Cette expérience a été douloureuse, sur le coup. Je ne m’en sortais pas et j’étais plutôt du genre à dire mais aux clients : Arrêtes la technologie! T’est trop bête! Je n’avais pas souvent de bons commentaires, puis ça a été avec l’aide de deux formidables collègues.
Opération Placement Jeunesse
Aujourd’hui, j’avoue que des fois ça me manque de ne pas rendre quelqu’un heureux rien qu’en trouvant une solution à son problème. Les conditions de travail, elles, ne me manquent pas du tout.
Entre-temps, je continuais mes recherches pour un travail plus… dans mes cordes.
Je me suis dit que j’avais besoin d’un coach, un guide, un mentor, un gourou! C’est ainsi que je me suis tournée vers Opération Placement Jeunesse (OPJ). Une chose que j’aurais dû faire à mon arrivée à Montréal.
Dès le début de janvier, OPJ m’a reçue chaque mardi. Ma conseillère en emploi, une québécoise, m’a soutenue tout au long de ma recherche. Elle a été plus que merveilleuse avec moi. Elle a été à l’écoute et a retravaillé mon CV. Sans elle (et kijiji ha!), je pense que j’aurais eu du mal à trouver un emploi.
Je travaille désormais comme agente de bureau pour une petite compagnie. J’ai des week-ends de trois jours. Ce n’est pas fou-fou comme job mais j’y trouve mon compte pour le moment… Et en parallèle, j'ai aussi commencé à faire un peu de rédaction.
Voilà! C’était ma petite expérience de chercheuse d’emploi à Montréal et pardon pour la longueur du billet…
Voilà! C’était ma petite expérience de chercheuse d’emploi à Montréal et pardon pour la longueur du billet…
Je vous mets une petite liste de liens qui pourra, qui sait, aider les futurs arrivants :
- Opération Placement Jeunesse pour de l'aide
- Guichet Emplois pour trouver les emplois disponibles
- Placement en ligne pour s'inscrire, mettre son CV et fouiller dans les offres
- Emplois Restaurants Montréal pour mettre une annonceBonne chance à vous.

Oui, l'organisation aide bien les jeunes! Et ceux qui y travaillent sont vraiment là pour t'encourager... :)
RépondreSupprimerCe n'est pas évident, même pour les personnes sur place. Bonne continuation dans tes démarches !
RépondreSupprimerEt non :D faut vraiment pas baisser les bras en fait! Merci biz.
SupprimerÀ quoi ça correspond exactement agente de bureau? Est-ce un poste administratif?
RépondreSupprimerOui un poste administratif... tout ce qui paperasse, rédaction de lettres blablabla :p
Supprimer"Oui, il y existe des chanceux qui trouvent un emploi en moins d’un mois. D’ailleurs, des témoignages pullulent les forums. Ce qui te fait poser la question : mais pourquoi moi je ne trouve pas bordel ?! Avec du recul, je me dis que j’aurais dû éviter de trop lire ces expériences…" surtout sur immigrer.con. Il faut savoir que les gens sur le forum sont "triés" et ceux qui ne prêchent pas suffisamment la bonne parole, virés. Ce qui donne des témoignages faussés vu que c'est la majorité de témoignages positifs qui sont mis en avant et aux autres, on leur jette des cailloux ou pire, on finit par les virer.
RépondreSupprimer