Snow, snow, snow

Montréal a reçu ces premiers flocons de neige il y a quelques semaines. Avec copilote, on attendait avec impatience cet "événement". L'excitation passée, on est un peu moins contents quand il neige surtout quand il faut aller travailler. Ah oui j'ai trouvé "une" job, je vous raconterai ça prochainement. 

Retournons à notre neige : ces derniers jours, la température a un peu augmenté. Résultat : tout a commencé à fondre! Le tapis blanc a donc laissé place à du sloche / slush (mélange de neige fondue et de boue). Mais bon, soyons pas ronchons car la neige, c'est quand même beau!

 

En attendant le Père Noël...

Allôôô amis de l-iceberg! 

Samedi dernier, le Père Noël était de sortie au centre-ville. Petits et grands (avec ou sans chaise) ont fait le déplacement pour assister au Défilé du Père Noël! Avec Copilote, on était comme des enfants, surtout moi (j'ai toujours adoré Noël et tout ce qui va avec). J'étais ainsi pressée d'arriver à la station Berri-Uqam afin de vite vite sur la rue Sainte-Catherine. Et comme ces sales gosses ( ^^), je voulais voir le Père Noël. 

J'ai donc cherché une place stratégique! Comme une lionne, je surveillais ma place et Copilote qui lui n'était pas très très emballé par toute cette affaire. Quand monsieur voyait des enfants derrière lui, il voulait les mettre devant moi afin qu'ils puissent apprécier le spectacle! WHAT ??? NO WAY!!!! Mais je ne voulais pas trop faire ma chieuse en disant ah non, non, ils n'avaient qu'à se réveiller plus tôt! J'ai quand même laissé deux gamins se placer devant moi (aheum). Ces petits en ont eu marre rapidement et voulaient rejoindre leurs parents. Bon débarras (je rigole, enfin) ! 

Le défilé a commencé avec des véhicules de la STM, de la Police,etc... C'était surtout le fun de voir des Dodge!!! Depuis que je suis ici, je suis dingue de cette voiture trop classe! J'essaie même de traverser quand c'est rouge afin que les policiers m'arrêtent et m'embarquent dans la Dodge ( rêve toujours ma pauvre). Ensuite, il y avait pleins de gens déguisés et des gars qui jouaient de la musique. C'était le fun, ouais, mais pas de Père Noël à l'horizon. Et le froid commençait à atteindre mes os car comme ces sales gosses, j'avais oublié mon bonnet et mes gants! 

Prendre des photos avec les doigts gelés n'était pas de tous repos...De plus, je n'avais presque plus de batterie (Bien évident! Un malheur n'arrive jamais seul). Le Père Noël, il s'en vient, criant l'autre dans sa voiture. Sauf que le vieux, il prenait tout son temps. Ne ressentant plus mes doigts, j'ai dû capituler! Froid 1 - Jessica 0. Mouais. On s'en va ? ai-je dit à Copilote qui s'était transformé en bloc de glaçon. Vite vite, on est rentrés au Centre Eaton où il faisait bien mieux :D. Après le froid, la chaleur... d'un repas chinois! 

L'année prochaine,promis, je serai ultra-équipée pour voir le Père Noël...

 
Une petite vidéo faite avec amour, gloire et beauté pour vous.

Trucs et astuces pour les nouveaux arrivants



Bien le bonjour ! Voici des trucs et astuces utiles (ou pas) pour les nouveaux arrivants. Grâce à moi, vous serez moins perdus (ou encore plus! Héhé). 

Avant le grand saut

  • Si vous êtes originaire d'une île comme moi, je vous recommanderai d'arriver plutôt en été. Avec Copilote, on est arrivés à la mi-juillet. Il faisait assez chaud mais comme je suis un peu frileuse et bien de temps en temps j'avais un petit pull sur moi. J'ai eu des commentaires du genre : ahaaa mais qu'est-ce que ça va être en hiver ?
  • Faites plusieurs copies conformes de vos diplômes (et pas n'importe où), ça pourra vous êtes utiles si comme moi vous n'avez pas encore donné 112 dollars canadiens au ministère québécois pour évaluer vos licences, maîtrises et autres doctorats. Moi, je vais devoir envoyer les originaux. Même pas peur, je vous dis! 
  • N'oubliez pas vos pommades, sparadraps et autres produits que vous aimez bien car il vous faudra des expéditions et des expéditions avant de trouver des commerces qui proposent les mêmes trucs. On ne cesse de répéter sur les forums et autres sites qu'on trouve de tout au Canada. TRUE. Mais voilà certains articles coûtent un rein. Sans déconner ! Si vous avez de la place dans vos valises, n'hésitez pas à ramener vos draps, oreillers... Avec Copilote, on a même embarqué notre COUETTE. Et, on ne le regrette pas. Il est vrai qu'il nous en faudra une qui chauffera mieux mais pour l'instant elle nous convient. Ah, mettez le tout dans une housse de rangement sous vide. Un petit coup d'aspirateur et le tour est joué. Mais faites gaffe à pas trop charger non plus pour par dépasser les kilos. 
  • Vérifiez si votre portable fonctionnera convenablement ici ! Avec mon LG, j'ai pu tenir jusqu'en France. Une fois à Montréal, silence radio. Il ne captait tout simplement rien. 
  • Attachez une ficelle / corde colorée ou mettez des autocollants sur vos valises... 
  • Faites une liste de tout ce que vous avez mis dans vos valises et du prix qu'ils vous ont coûté. Pendant le grand saut Vous êtes donc dans l'avion ^^. Essuyez vos larmes et attachez votre ceinture. Profitez-en pour dormir ! Oh que oui, il faut se reposer un max pour être en forme surtout si vous faites escale à Tombouctou. 
  • Marchez ! Autrement, vous allez avoir mal aux jambes et ça c'est très désagréable. Ayez dans votre sac à main ou à dos, des vêtements de rechange, une brosse à dent et du dentifrice pour vous faire une petite remise à neuf si le vol est trop long... 
  • Pour ne pas trop vous ennuyez, apportez votre musique préférée et vos films/séries car le choix des compagnies est souvent pas topissime. Buvez, buvez et buvez ! De l'eau, pas du whisky.

Après le grand saut 


  • Vous êtes à l'aéroport ! Enfin ! Reprenez vos esprits... Et allez chercher vos valises que vous allez vite repérer grâce à votre ficelle FLUO ou vos autocollants TINTIN ET MILOU. 
  • Ayez tous vos papiers en main. Chacun sa pochette. Comme dans Pékin Express. De cette façon, vous éviterez de tout mélanger, de se demander où qu'il est mon passeport ou encore d'accuser le voisin d'avoir volé vos documents. 
  • Répondez à toutes les questions du douanier et dites la vérité, rien que la vérité. Copilote et moi avions ramené du lait en poudre pour les amis des amis des amis de ma mère. Quand le douanier nous a demandé si nous avions des produits laitiers, nous avions dit Oui monsieur. Il a voulu les voir et nous a prévenus que ce n'était pas permis. Il nous a donc demandé si nous acception de les abandonner ! Oh que oui nous les laissons là. Vous pouvez les jeter monsieur (lol). Et il nous a remercié d'avoir dit la vérité. Autrement, nous a-t-il dit, vous auriez eu des problèmes (Aheum). Il aurait tout marqué dans notre dossier. Bouh le rapporteur. Ah et votre liste des articles que vous avez dans vos valises vous sera aussi utile à ce moment précis. 
  • Prenez un taxi et reposez-vous comme il faut malgré le décalage horaire. 

Après, après le grand saut 


  • Vous êtes enfin à Montréal (ailleurs je ne connais pas) ! Après le repos, place à l'effort enfin aux démarches administratives. A l'aéroport, une gentille dame vous a sûrement donné un document avec plusieurs numéros. La première chose à faire est d'appeler la Régie de l'assurance-maladie du Québec pour vous inscrire, donc pour commencer votre délai de carence de trois mois (quand même!).
  • Assistez à la session d'information sur les Premières démarches d'installation ! C'est très important et puis vous pouvez poser des questions et obtenir des réponses. 
  • Assistez à la session Objectif d'intégration qui dure une semaine... mais qui est tout aussi utile. Ce sera l'occasion de rencontrer d'autres immigrants et d'en apprendre plus sur votre nouvelle société. 
  • Vous avez trouvé un appartement ? Tant mieux ! Maintenant il faut contacter Hydro-Québec. N'utilisez pas le formulaire qui se trouve sur le site de la compagnie. BIG MISTAKE (pour nous en tout cas car la demande n'a pas été traitée). Appelez plutôt le service clientèle. 
  • Durant ces nombreuses démarches, vous aurez souvent à utiliser votre téléphone. Dès fois, vous tomberez sur des personnes qui ne sont pas contents de vous répondre (Oui, vous les dérangez ! Et dire qu'on les paie pour vous renseigner. Bref). Ne vous mettez pas en colère non. Dites merci (pour le non-service) et au revoir et rappelez ! Vous tomberez sur un autre agent qui lui sera heureux de vous répondre. 
  •  Vous venez d'arriver et vous n'avez pas internet ? Pas de souci, il y a le Wi-Fi un peu partout comme chez McDo. Mais si vous ne le voulez pas consommer, je vous recommande le Centre Eaton (station McGill). Descendez jusqu'au food-court où vous pouvez même brancher votre ordinateur à une prise... Et c'est gratuit. 
  • Abonnez-vous à la Grande Bibliothèque (station Berri-Uqam). Wi-fi gratuit si vous avez un ordinateur portable. Sinon, vous avez plein de postes là-bas. Des journaux sont aussi disponibles sur place...
  • Parlant de journaux, outre 24 h et Métro, et bien actuellement il y a aussi La Presse qui est distribué gratuitement à la station Saint-Michel ( ailleurs je sais pas). 
  • N'oubliez pas votre carte opus mensuelle. C'est pratique et économique. 
  • Pour faire votre lessive, rendez vous dans les buanderies. J'aime bien me rendre chez Légaré qui se trouve sur rue Bélanger. Pendant que les machines tournent et bien je fais un peu de lecture. 
  • En ce qui concerne le boulot, je n'ai toujours pas la solution... Je reviendrai donc sur le sujet une fois que je l'aurai trouvé. 
  • En attendant vous pouvez faire du bénévolat. Moi, je suis bénévole à la SPCA de Montréal. Cette « mission » m'aide à me changer les idées, à côtoyer plein de chiens et chats et à pratiquer mon anglais de temps en temps. 
 J'espère que ça pourra aider certains d'entre vous. Vos conseils sont aussi les bienvenus.

Puces et antiquités

Cette journée dominicale a été riche en découvertes. Premièrement, nous avons eu l'occasion d'assister à la messe. Nous avons été un peu surpris à notre arrivée en l'église Saint-Barthélemy. Les ballons à l'entrée m'ont poussé à demander à Copilote s'il était bien sûr qu'il y aurait une messe ici . Ensuite, nous avons été accueillis par une petite dame toute souriante et le prêtre lui-même. Chose que j'ai bien apprécié... 

La cérémonie s'est déroulée en toute intimité. Et oui, l'église est super grande mais il n'y avait pas beaucoup de monde. Ce qui était étonnent car à l'île Maurice, les églises sont souvent remplies le dimanche. N'empêche nous avons aimé cette première messe du dimanche.
Marché d'antan
Nous sommes ensuite rentrés à la maison pour déjeuner (ou dîner comme dises les Québécois) pour ensuite mettre le cap sur Saint-Michel où Copilote avait repéré un "marché d'antan". Cet endroit ressemble à une caverne d'Ali Baba! On peut y dénicher des trésors comme des 33 ou 45 tours, des tasses "old skool", des chaises magnifiques, des instruments de musique, des livres...bref beaucoup d'antiquités. J'ai vraiment adoré cet endroit. L'ambiance est bon enfant et les gens semblent être passionnés par tous ces petits trucs qui peuvent sembler inutiles mais qui se révèlent, au final, être des trésors mettant en ébullition nos souvenirs. 

Après ce petit détour dans le passé (ou presque), nous avons pris le bus pour découvrir un marché aux puces. L'ambiance n'était pas la même qu'au "marché d'antan" mais bon... L'avantage est qu'on peut y trouver plein de trucs allant de la machine à laver aux vêtements en passant pas les câbles électriques. Le tout a des prix intéressants. On peut même se faire tatouer ou tirer les cartes...

Cette journée se termine avec quelques ampoules aux pieds pour moi. Malgré tout, je suis contente d'être sortie et de découvrir petit à petit ma ville d'adoption qui, j'en suis sûre, me cache encore beaucoup de choses...

Marché aux puces

Des nouvelles...


Où en sommes-nous ? Et bien, nous poursuivons notre intégration montréalaise. Ce n'est pas tous les jours facile car, oui, de temps à autre nous nous arrêtons pour regarder en arrière. Regarder ce que nous avons quitté à l'île Maurice. La famille, des amis, des chiens et surtout, un boulot. Parlons de ce dernier point justement...

Je suis toujours à la recherche du boulot où je me sentirai dans mon élément. La jobbine à temps partiel que j'ai décrochée est plutôt frustrante. En effet, je bosse uniquement quand ils ont besoin de moi. Le gérant m'avait dit que c'était pour le week-end. Ce qui me convenait (faute de mieux). Et puis, ça m'aurait permis de poursuivre mes recherches. Malheureusement, il n'a cessé de changer mes jours. Ce qui me dérange et décourage un peu. J'ai surtout l'impression de me faire avoir comme une bleue.

Après une petite crise de nerf intérieure, je me dis que le plus sage dans cette affaire serait de redoubler d'efforts pour trouver un vrai travail. J'ai ainsi assisté à un atelier sur le curriculum vitae afin de voir où ça clochait. Je suis désormais plus confiante dans la rédaction de mon CV. Ne pas travailler “normalement” commence un peu à peser...

De son côté, Copilote poursuit sa jobbine dans la restauration. En parallel, il se renseigne sur le domaine qui l'intéresse : l'assurance automobile. Il est plutôt chanceux actuellement... Je croise donc les doigts pour que ça continue.

Samedi, nous sommes allés faire un tour à Mont Royal que j'aime beaucoup. C'est vraiment un endroit vivant. Cependant, j'aimerais pas y habiter. J'aime bien mon quartier actuel qui est un peu plus intimiste si on peut le décrire ainsi...


J'ai 19 ans


Quand on décide d'immigrer, on décide aussi de tout recommencer à zéro, surtout lorsqu'il s'agit de travail. Dès le début de la recherche, une barrière se dresse devant chaque immigrant : la fameuse expérience québécoise. Celle qui nous permettra peut-être travailler dans notre domaine. Ce domaine qui nous a demandé des années d'études pour pouvoir l'intégrer. 

Certains s'obstineront à postuler dans leur secteur. Bein oui hein qui ne tente rien n'a rien. Mais pas réponse. Place à la remise en question. Place au doute. Puis, si on ne se laisse pas trop abattre, on prendra un petit job. 

D'autres se tourneront directement vers le petit job. Histoire de ne pas manger toutes les économies réunies après tant d'années de travail dans son pays d'origine. Ils “traceront” comme on dit chez moi. Ils feront tout pour ne pas sombrer et se battront pour réussir leur intégration. 

De mon côté, j'ai l'impression d'avoir à nouveau 19 ans... Je me retrouve dans la même situation qu'à l'époque où j'avais fini l'école. Je ne savais alors pas quoi faire comme études ni comme travail. La différence est qu'il n'y a plus cette insouciance. Cette même insouciance qui permet de foncer sans se poser de question. Cette même insouciance qui donne des ailes. Ou qui disait “Ose”...enfin non ça c'était plutôt Yannick Noah. 

Quand on décide d'immigrer, on décide aussi de tout recommencer à zéro... Je ne le prend ni trop mal, ni trop bien. 

*Copilote a trouvé un petit boulot. Il a commencé hier. Je suis bien contente pour lui. En plus il adore sa job! 

* Moi, j'ai pu décrocher un petit job en freelance. Le projet n'a pas encore commencé. J'attends donc et je continue mes recherches pour trouver un travail à temps plein, voir partiel, avec des gens et tout et tout.

De sous-locataires à locataires

Dans le quartier...
Le temps file à une vitesse incroyable à Montréal... Ce matin, en me réveillant, la sensation d'avoir habité depuis très très longtemps cet appartement, avec Copilote, m'a envahie. Or, cela ne fait que 27 jours que je marche sur la pointe des pieds dans les couloirs de ce 3 et 1/2. Le plancher grince un peu, voyez-vous.

On a été très chanceux d'avoir trouvé cet appartement situé à quelques minutes de la station Fabre. Les recherches pour dénicher la perle rare ont débuté dès notre arrivée dans la ville. Au début, on se concentrait sur les petites annonces publiées dans les journaux gratuits. Puis, il a bien fallu mettre les bouchées doubles car l'hébergement chez la famille c'est bien seulement pendant un certain temps...

Grâce à la Wifi de tantine, nous avons pu éplucher à volonté les sites comme Kijiji et Craiglists. Entre les “wow mais c'est trop cher”, les “hmmm c'est loin du métro” et les “ j'aime pas (catégorique)”, nous étion un peu perdus. Puis, nous avons vu une annonce proposant un 3 1/2 près de la station Fabre. Copilote a appelé la propriétaire qui nous a donné rendez-vous le lendemain.

Comme la patience n'est pas notre fort, nous nous sommes rendus à Fabre pour voir si le quartier nous plaît. Arrivant à destination, googlemap en main, nous avons dû marcher et marcher et marcher pour trouver le fameux 3 1/2 qui, finalement, nous semblait bien loin de la station. Le lendemain, nous sommes quand même allé le visiter. Moi, je ne voulais pas. Mes pieds non plus. Mais copilote si et il a su me convaincre...

Nous avons ainsi rencontré une gentille québécoise qui nous a fait visiter l'appartement qui était malheureusement trop petit pour nous... Cette première visite nous a permis de faire le point sur ce qu'on voulait. Nous avons ainsi continué les recherches dans le même quartier qui semblait correct. On a beaucoup marché. Aie.

Puis un beau matin, la chance nous a souri. Un 3 1/2, ideal pour couple, à louer à quelques minutes de la station Fabre. Les photos semblaient refléter la réalité alors Copilote a appelé la personne en question. La visite s'est très bien passée... sauf que voilà c'était une sous-location mais avec possibilité de signer un bail avec le propriétaire dès son retour de vacances.

Un peu déçus, nous nous sommes donnés un temps de réflexion car il y avait quand même le risque de ne pas avoir de bail à long terme. Malgré tout, nous nous sommes lancés tout en n'abandonnant pas les divers sites de petites annonces. Nous avons pris nos quartiers le samedi 3 août, soit un jour après la fin de notre formation à la Fondation Resources-Jeunesse. Le locataire a eu la gentillesse nous laissé une petite table, des chaises, un canapé, le frigo et la cuisinière. Nous avons juste acheté un lit et un beau matelas dans un magasin situé à Papineau.

La rencontre avec le propriétaire a eu lieu quelques jours plus tard. Nous étions un peu pressés d'avoir un bail car nous avions à compléter notre inscription à la Régie d'assurance maladie du Québec avant le 1er septembre, mais pas lui. Il voulait voir si nous étions des locataires tranquilles et sérieux alors il a attendu plusieurs jours avant de se manifester – chose que moi je trouvais étrange. Nous, nous pensions qu'il n'était pas encore rentré de vacances... mais c'était mal le connaître. Au final, Copilote l'a appelé et nous avons pu discuter avec lui... Il nous a alors dit qu'il n'était pas contre l'idée de nous louer son logement sauf qu'il devait contacter notre sous-locateur pour la cessation de son bail. Ce qui a été fait rapidement... Quelques jours plus tard, notre bail était signé !

Et moi, je n'arrête pas de dire que nous avons été chanceux. Notre proprio est bien gentil. Aucune enquête de crédit n'a été nécessaire. Notre voisine directe ne fait pas trop de bruit... Le quartier est génial. Outre la station Fabre, il y a près de la maison des boulangeries, des épiceries et des petits restos. Il ne nous manque plus qu'un job pour être complètement heureux et intégrés...

Au secours, faut faire les courses !

Marché Hawaï

Faire ses courses à Montréal peut être un véritable casse-tête chinois pour un nouvel arrivant. Ce “nouveau-né” sera d'abord choqué par les prix pratiqués dans les différents commerces de la ville. Ensuite, il se mettra à la recherche des produits qu'il utilisait dans son pays d'origine... Quête difficile mais pas impossible à réaliser.

Les premiers jours, le nouvel arrivant se laissera tenter par les produits à portée de main. Ce qui allégera bien évidemment son porte-monnaie. Mais comment faire ses courses à Montréal sans trop se ruiner ? Rien de plus facile ! Adoptez les circulaires qui vous permettront de faire des économies. Où les trouver ? Dans votre boîte aux lettres si votre propriétaire n'y a pas collé de stickers “Pas de circulaire” ou sur internet sur les sites circulaires ou publisac.
Bon moi, je cherche du Fanta...

En feuilletant ces publicités, vous trouverez ainsi des produits à des prix promotionnels. Attention, vous n'allez pas trouver tous les items que vous cherchez sous le même toit. Il faut donc s'équiper d'un petit chariot si comme nous vous n'avez pas de voiture, et d'une carte Opus mensuelle.

Depuis que nous sommes à Montréal, nous avons pu testé plusieurs supermarchés. Voici un petit tour d'horizon...


Ces “supermarchés d'inspiration moyen-orientale, libanaise et méditerranéenne” sont très intéressants lorsqu'il s'agit de trouver des fruits et légumes à des prix, disons, raisonnables. D'ailleurs, on s'y rend souvent pour en acheter. Il est vrai que le Marché Jean Talon est à un métro près de la maison, mais on trouve les produits proposés un peu cher.


Quand il faut acheter du poulet et de la viande, c'est vers Métro qu'on se tourne. Par contre, on préfère prendre le métro (le transport) pour aller au Métro ( oui le supermarché ) Bourbon se trouvant à Jean-Talon Est que de marcher jusqu'au Métro (toujours le supermarché) Marcanto. Pourquoi ? Et bein, Marcanto est plus grand et on ne trouve pas toujours du poulet à bon prix... Maintenant c'est peut-être un manque de chance...


Une grande épicerie intéressante. On visite surtout le Maxi et Cie Papineau qui est à environ 10 minutes à pied de la maison. Le plus ? On y trouve des baguettes à $ o.89 !!!!!! Et, le pain est souvent chaud. Ce qui ravit mon petit estomac qui est un grand fan de pain.


Pour les produits asiatiques, c'est au Marché Hawaï qu'il faut dépenser ses dollars. On a découvert celui de Saint-Laurent la semaine dernière... Et j'étais bien contente de trouver des nouilles, des boulettes, de la sauce Soya, des longanes, des litchis, des Won ton...
Marché Hawaï

Il y a encore d'autres épiceries, comme Super C, qu'on doit tester... mais bon pour ça, on va attendre d'avoir trouvé un job :) Ah ! N'hésitez pas à partager avec nous vos bonnes adresses et astuces.

Une arrivée sous la pluie montréalaise...

Air Mauritius


Rassurez-vous, je ne suis pas encore morte. Ce long silence était dû à un manque d'équipement et d'Internet. Maintenant, j'ai l'ordinateur et l'abonnement Bell qui milite contre Vérizon. Bref, remontons le temps jusqu'au mercredi 17 juillet, jour de notre arrivée à Montréal. Et la ville a été tellement contente de nous accueillir qu'elle nous a arrosés de pluie, d'orages et d'éclairs...pour notre plus grand plaisir. Bien évidemment. 

Le voyage fut long. Ne me demandez pas combien d'heures, je ne le sais pas à cause des décalages horraires. Nous avons voyagé avec Air Mauritius et Air Canada. Et pour une fois, je peux dire que le service mauricien était au top. Vraiment. Seul point : la bouffe. Pas transcendent quoi, mais j'y reviendrais dans un autre billet. 

Nous avons été accueillis à l'aéroport vers 17heures par ma grande tante et mon tonton. Nous avons ensuite pris un taxi pour nous rendre dans la ville de Saint-Laurent. Et c'est là que le ciel s'est déchaîné. Trop excité de nous voir je pense... Après un court trajet durant lequel nous avons pu voir le bâtiment d'IKEA, nous sommes arrivés dans notre logement d'accueil où il n'y avait plus d'électricité à cause du «beau» temps. Malgré tout, nous étions quand même bien contents d'être enfin dans notre pays d'adoption. Après une bonne douche, nous avons roupillé. Et ce n'est qu'à 2 heures du matin que le courant est revenu. Oh joie...

Ikea


Après cette bonne nuit de sommeil, nous étions au taquet pour faire nos démarches administratives. Nous nous sommes tous rendus à Namur dans un Service Canada pour demander notre Numéro d'assurance sociale. C'était simple et rapide. Le vendredi 19 juillet, nous avons participé à une Session Premières démarches d'installation offerte par ALAC (Alliance pour l'accueil et l'intégration des immigrants-es). Ce premier contact avec la société québécoise, si on peut le dire, a été très enrichissant. 

Dès le lundi 29 juillet, nous avons assisté à une autre rencontre d'une semaine à la Fondation Ressources-Jeunesse. Ce rendez-vous Objectif intégration a été très intéressante. Nous avons pu y faire des rencontres et surtout, recueillir plein d'information utile à notre installation... Nous avons ensuite quitté la ville de Saint-Laurent pour prendre nos quartiers dans Villeray où nous avons trouvé un 3 ½. Nous sommes maintenant à la recherche d'un boulot car être éternellement en vacances ne nourrit pas son homme...

Aéroport P.-E. Trudeau

Y a quoi au menu ?

Le Jour-J arrive à grand pas ! Mardi à 22 h 35, deux petits Mauriciens se trouveront à bord du MK 34 d’Air Mauritius pour un long, long, lonnnnnng, très long, extrêmement lonnnnng, ultraaaa long, voyage. Malgré tout, je ne réalise pas vraiment ce que nous sommes sur le point de faire ! Ce qui m’inquiète le plus pour l’instant, ce n’est pas ma valise qui n’est pas prête… Si j’ai tout ce qu’il me faut pour ce déménagement lointain. Si mes papiers sont corrects* – parlant de ça j’ai fait des pochettes style Pékin Express pour Copilote et moi. Mais bel et bien la bouffe ! 

Je me souviens que, lors de ma première prise de contact avec un avion en 1999, le menu du jour était : 

 Au départ : « Yaourt au fruits, pain au raisins, jus de fruit, petit pain, beurre, fromage, confiture » et des fautes ;
 Au retour : « Croissant au marlin, bâtonnet de fromage, maïs au coco et jus de fruit ». 


Alors que va-t-on manger durant ce vol épique ?! Qu’est-ce que l’équipage d’Air Mauritius et d’Air Canada va nous proposer ? Du poussin ? Du flan ? Du pain sec ? De la poutine ? C’est ce que nous découvrirons dans un prochain billet… parce que voilà je ne suis pas encore voyante.

* Correct : Au Québec, on attribue à l'adjectif "correct" les valeurs suivantes : [1] être correct, cela se dit d'une situation ou de quelque chose qui va bien, qui fonctionne bien ; [2] c'est correct, c'est-à-dire c'est OK ; [3] On utilise aussi l'expression : "c'est correct !" pour signifier le fait d'agréer ou d'être en accord avec quelque chose, c'est-à-dire dans le sens de : "marché conclu !" ou "entendu !". (selon Dictionnaire Québécois)

« L-iceberg reloaded »

Après plus de deux ans de démarches, l-iceberg posera ses valises le mercredi 17 juillet à Montréal au Canada. Au casting : Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Copilote (aka M. mon mari) et moi. Au programme : des bastons, des messages cryptés, des machines, mais surtout des billets et des billets sur notre aventure québécoise…