J’ai toujours détesté l’anglais. Et comble de malchance (ou pas), j’ai toujours eu à étudier dans cette langue. Ce n’était pas la mort, mais voyez-vous je trouvais cette langue difficile et elle ne me séduisait pas du tout.
À Maurice, la présence de l’english dans mon quotidien était donc minime une fois les études terminées. Elle consistait bien souvent de quelques paperasses, de séries mais avec les sous-titres, de chansons de Coldplay et d’ingrédients de mes petites gourmandises préférées.
Comme je travaillais en français, je ne m’inquiétais guerre de ma british touch (pas américain hein). Je n’en avais vraiment rien à battre au point que je ne pratiquais… Et sans pratique, bah on commence par oublier comment on dit robinet en anglais…
Malheureusement en débarquant à Montréal, je me suis prise l’anglais en pleine face. L’anglais avec l’accent québécois, américain, indien, chinois, mexicain….et le mien : mauricien. Copilote me dit toujours que je parle l’anglais comme si je vomissais.
Le vrai bilinguisme étant important, j’avoue avoir commencé à regretter mon allergie à l’anglais. Il me fallait, d’urgence : boire, manger et dormir en anglais. Je préfère toujours le français mais j’essaie de regarder plus les séries en anglais sans sous-titre et la chaîne CTV (wahou la référence). Je tente aussi de lire en anglais mais hélas, je ne dépasse jamais la première page. Bref, j’essaie de me rattraper.
Aujourd’hui, je prends mon temps quand je parle l’anglais car la base est là. Et j’ar-ti-cu-le ! Oui, j’articule car bien souvent certains anglophones jasent comme si, ils avaient avalé un écureuil ou un mixeur. On n’a pas tous le même accent et des fois, il arrive qu’on ne se comprenne pas…
Ce qui me désole surtout c’est quand une personne avec un accent très marqué te demande si tu ne veux pas parler français alors que tu lui parles "correctement" en anglais. À mes yeux, c’est de l’intolérance. Un accent différent dérange forcément...