Trente
Aujourd'hui j'ai 30 ans. Je ne peux pas dire que ça me fait quelque chose car je n'ai jamais accordé beaucoup d'importance à mon anniversaire. Je n'ai jamais non plus aimé le célébrer, ce qui exaspère parfois mes proches qui tentent de temps en temps de me faire une surprise.
A chaque anniversaire, je souhaite toujours la même chose : la paix! Non pas la paix comme les Miss Monde et cie, non la paix dans le sens où on me laisse tranquille. J'ai toujours apprécié de passer ma journée d'anniversaire seule dans un coin avec de la bonne bouffe, un coca et si possible une série, un livre ou un bon film.
Depuis que je suis avec Copilote, ça a un peu changé... Désormais j'apprécie de passer mon +1 an avec mon amoureux, mais qu'avec lui. Lors de mon premier anniversaire avec lui, il m'avait offert des fleurs. Lors du deuxième, on était mariés alors il a dû en faire plus hahaha. J'ai donc eu droit à des petits gâteaux et cadeaux. Et ensuite, on s'était rendus au Casela (sorte de parc avec des animaux) à moto. J'aime bien ce genre de trucs donc je me suis éclatée.
Cette année, c'est autre chose. On est au Canada. Lui, il travaille. Moi, en principe sauf que voilà j'y vais pas (ça c'est une autre histoire). Ce matin, comme le veut la tradition, Copilote m'a réveillé tout en chantant happy birthday. Le tout avec un gâteau dans les mains. Et pas n'importe lequel : une mousse au chocolatttttttttttttt (il y a du chocolat blanc dedans, mon péché mignon). C'est ce que j'aime : quand c'est simple.
Et quid du cadeau ??? Ahhh bein je l'ai eu depuis décembre ^^. Mon billet pour aller voir les pingouins au Biodôme. On ira demain si le temps le permet.
Six mois au Canada
Il a deux jours, on a franchi le cap des six mois au Canada. J'aurais bien aimer faire un bilan mais voilà je ne sais pas trop quoi dire de ces six mois qui n'ont pas été faciles du tout. Quand on est arrivés, c'était un peu le fun car c'était un peu l'été. Depuis, l'humeur ressemble à une montagne russe.
La recherche d'un emploi "convenable" est un cauchemar. C'est ce qui rend cette aventure plus que difficile.
Même si j'ai actuellement un travail, je ne suis pas pour autant épanouie. Les horaires décalés sont juste pesants. Adieu la vie de famille. Adieu les week-ends. Je me dis que c'est pour un temps mais quand je vois mes collègues qui eux aussi se disaient la même chose au début et qui sont encore là après une année, je suis horrifiée.
Pour Copilote, c'est la même chose. Le pire dans tout ça, c'est qu'on n'arrête pas de rater les opportunités.
Je vous explique : en décembre j'avais envoyé ma candidature pour le poste de commis. J'ai reçu un appel du recruteur, sauf que voilà je ne pouvais pas répondre immédiatement car je bossais et le téléphone est interdit quand on travaille. Quinze minutes après, j'ai filé prendre ma pause pour pouvoir rappeler. Je vérifie d'abord ma boîte vocale. Pas de message. Donc, je rappelle.
La madame me dit que malheureusement elle n'a plus de place pour les entrevues à cause des congés (noël et nouvel an). J'étais bien embêtée. Je ne comprenais pas du tout comment est-ce qu'on pouvait faire ça... Je me suis dit qu'elle aurait pu laisser un message et me demander de rappeler. Mais non. Je ne vous dis pas ma peine.
La madame m'a finalement demandé de rappeler en janvier. Ce qui a été fait. La réponse était bien évidemment : le poste a été comblé. Copilote a vécu presque la même chose aujourd'hui. Il a tenté de rappeler mais comme c'est une grande compagnie et que la personne en question n'a pas laissé de message, impossible pour la réceptionniste de retracer l'appel.
Je trouve tout ceci injuste. Je ne sais pas du tout comment prendre tout ça. C'est déstabilisant : votre curriculum vitae intéresse la boîte, on vous appelle, vous ne répondez pas parce que vous devez quand même faire un petit boulot pour vivre, on ne vous laisse pas de message et on passe à un autre candidat.
Avec copilote, on ne baisse pas les bras pour autant (pour combien de temps?). J'espère trouver quelque chose de plus intéressant et où je ne me ferai pas insulter pour rien, bientôt.

