Kijiji, my friend…


Oh boy! Voilà trois mois que je n’ai pas donné de nouvelles. On aurait pu croire que mes trente ans m’avaient achevée. Au contraire… Je pense que cela m’a porté chance. Explication: 

Après avoir assisté pendant plusieurs mois les utilisateurs de la marque Pomme (dont certains pensent qu’on doit se plier à leurs exigences les plus extravagantes), je suis aujourd’hui (depuis février) agente de bureau pour une petite compagnie qui est dans le même secteur d’activité que le dernier mari de Suzanne dans Desperate Housewives. 

C’est grâce à kijiji que j’ai trouvé l’annonce. Moi qui avais des doutes par rapport à l’efficacité de ce site, j’ai été bien étonnée. Tout s’est passé très vite : dimanche matin, entrevue ; dimanche après-midi, confirmation que les big boss m’avaient choisie ; et lundi, je commençais (quelques heures pendant deux semaines le temps que je fasse mon préavis de l’autre côté). 

J’avoue que j’ai douté (oui, oui, je suis suspicieuse!). C’est surtout la facilité avec laquelle tout s’est fait qui m’a déstabilisée. Au final, je voulais tellement sortir de l’enfer des centres d’appels que même si je me posais mille questions, j’ai accepté l’offre et je ne regrette pas. Fini les horaires de nuit, les heures supplémentaires et le travail le week-end (j’ai même trois jours de congés!). 

Comme m’a dit ma conseillère en emploi de l’Organisation Placement Jeunesse, c’est un cadeau que m’a fait la vie. Tout au long de notre rencontre, je n’ai pas arrêté de la saouler avec le fait que je voulais un travail avec des horaires de jour et les week-ends de libre. 

Aujourd’hui, je suis soulagée… Je ne suis pas dans mon domaine - d’ailleurs, je suis en pleine réflexion sur ce point… - mais voilà comme la plupart des nouveux arrivants, je voulais trouver un emploi raisonnable pour commencer enfin à respirer un peu…