Des nouvelles...


Où en sommes-nous ? Et bien, nous poursuivons notre intégration montréalaise. Ce n'est pas tous les jours facile car, oui, de temps à autre nous nous arrêtons pour regarder en arrière. Regarder ce que nous avons quitté à l'île Maurice. La famille, des amis, des chiens et surtout, un boulot. Parlons de ce dernier point justement...

Je suis toujours à la recherche du boulot où je me sentirai dans mon élément. La jobbine à temps partiel que j'ai décrochée est plutôt frustrante. En effet, je bosse uniquement quand ils ont besoin de moi. Le gérant m'avait dit que c'était pour le week-end. Ce qui me convenait (faute de mieux). Et puis, ça m'aurait permis de poursuivre mes recherches. Malheureusement, il n'a cessé de changer mes jours. Ce qui me dérange et décourage un peu. J'ai surtout l'impression de me faire avoir comme une bleue.

Après une petite crise de nerf intérieure, je me dis que le plus sage dans cette affaire serait de redoubler d'efforts pour trouver un vrai travail. J'ai ainsi assisté à un atelier sur le curriculum vitae afin de voir où ça clochait. Je suis désormais plus confiante dans la rédaction de mon CV. Ne pas travailler “normalement” commence un peu à peser...

De son côté, Copilote poursuit sa jobbine dans la restauration. En parallel, il se renseigne sur le domaine qui l'intéresse : l'assurance automobile. Il est plutôt chanceux actuellement... Je croise donc les doigts pour que ça continue.

Samedi, nous sommes allés faire un tour à Mont Royal que j'aime beaucoup. C'est vraiment un endroit vivant. Cependant, j'aimerais pas y habiter. J'aime bien mon quartier actuel qui est un peu plus intimiste si on peut le décrire ainsi...


J'ai 19 ans


Quand on décide d'immigrer, on décide aussi de tout recommencer à zéro, surtout lorsqu'il s'agit de travail. Dès le début de la recherche, une barrière se dresse devant chaque immigrant : la fameuse expérience québécoise. Celle qui nous permettra peut-être travailler dans notre domaine. Ce domaine qui nous a demandé des années d'études pour pouvoir l'intégrer. 

Certains s'obstineront à postuler dans leur secteur. Bein oui hein qui ne tente rien n'a rien. Mais pas réponse. Place à la remise en question. Place au doute. Puis, si on ne se laisse pas trop abattre, on prendra un petit job. 

D'autres se tourneront directement vers le petit job. Histoire de ne pas manger toutes les économies réunies après tant d'années de travail dans son pays d'origine. Ils “traceront” comme on dit chez moi. Ils feront tout pour ne pas sombrer et se battront pour réussir leur intégration. 

De mon côté, j'ai l'impression d'avoir à nouveau 19 ans... Je me retrouve dans la même situation qu'à l'époque où j'avais fini l'école. Je ne savais alors pas quoi faire comme études ni comme travail. La différence est qu'il n'y a plus cette insouciance. Cette même insouciance qui permet de foncer sans se poser de question. Cette même insouciance qui donne des ailes. Ou qui disait “Ose”...enfin non ça c'était plutôt Yannick Noah. 

Quand on décide d'immigrer, on décide aussi de tout recommencer à zéro... Je ne le prend ni trop mal, ni trop bien. 

*Copilote a trouvé un petit boulot. Il a commencé hier. Je suis bien contente pour lui. En plus il adore sa job! 

* Moi, j'ai pu décrocher un petit job en freelance. Le projet n'a pas encore commencé. J'attends donc et je continue mes recherches pour trouver un travail à temps plein, voir partiel, avec des gens et tout et tout.