Une grippe, une toux et un torticolis, s'il vous plaît.

Après tout ça, ma langue n'avait plus sa couleur d'origine,

Je crois que le froid ne me réussit pas du tout. Depuis qu’on a perdu plusieurs degrés, je suis toute patraque. N’ayant pas pris mes précautions, je suis sortie qu’avec un manteau léger et des baskets le jour où les premiers flocons nous sont tombés sur la tête.

Cette erreur de débutant m’a valu une bonne grippe. Je me suis vue dépérir pendant plusieurs jours. Un premier week-end de gâcher. Pensant reprendre les poils de la bête, je me suis mise à faire des projets comme assister à une avant-première du dernier The Hobbit

Sauf que la toux a pointé son nez. Pas une petite toux. Non. Une toux qui fait fuir les gens dans le bus et le métro. Un deuxième week-end de gâcher. J’ai testé toutes les pastilles contre la toux qui existe en pharmacie. Rien ne fonctionnait vraiment. J’ai bu des litres de thé au miel et au citron. J’y ai même ajouté du gingembre. J’étais prête à tout pour guérir afin de voir The Hobbit. 

Malheureusement, j’ai toussé encore plus le Jour-J. J’ai avalé du Benylin et des pastilles. Rien ne se passait. Il fallait abandonner The Hobbit. Grand désespoir. Puis, j’ai eu des billets pour le dernier Une nuit au musée. Cette fois, je me devais d’y assister. 

Par miracle, ma toux s’était calmée sauf que je me suis réveillée avec un torticolis. Un trio s’il vous plaît. Aujourd’hui, ça fait trois jours que j’ai des douleurs au cou et à l’épaule. Mais bonne nouvelle, j’ai pu regarder Une nuit au musée…

Quand ton proprio te fait des remarques...

Stéphan Plaza, pourrais-tu nous trouver un super logement ? (photo google)
En général, je suis une personne très calme qui ne cherche pas la chicane, comme ils disent ici. Sauf que face à l’injustice j’ouvre ma bouche! Ce qui n’a pas été le cas hier quand mon propriétaire m’a arrêtée pour me demander si le matin on portait des chaussures ?

Je suis resté bouche-bée devant cette question qui a été suivie d’un on vous entend quand vous marcher avec des chaussures, mais sans on ne vous entend pas… Faites attention… J’ai juste pu sortir un ok. Tellement j’étais outrée car on fait attention depuis notre tout premier jour dans ce logement. 

Il nous a tellement prévenu de ne pas marcher comme ci comme ça. De ne pas faire du bruit parce qu’il a un bébé. OK. Mais on ne savait pas qu’on devait arrêter de vivre. Après réflexion, oui, on a arrêté de vivre. On fait attention à ne pas tirer la chaise car une fois, il avait demandé à Copilote si on avait mis des patins sous nos choses. Une autre fois, il avait collé un papier sur la porte de l’ancienne locataire pour lui demander de se taire dans la cage d’escaliers quand elle descend avec ses invités.

Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi nous, on doit supporter le bruit de sa fille qui court dans tout l’appartement, qu’il fait quand il rentre avec tous ses trucs, qu’il fait quand il joue avec son fils que font ses amis quand ils débarquent chez lui… Car nous nous sommes trop cons et trop tolérants! 

Alors pourquoi le nouveau voisin en fait des tonnes et que ça dure depuis juillet ? Le voisin quand il rentre après 21 h, c’est comme un éléphant. Il défonce presque la porte principale qui, d’ailleurs, est bonne à jeter car on arrive plus à l'ouvrir correctement. Il monte les escaliers comme si un troupeau de bœufs le suivait. Il fait du bruit avec ses amis dans la cage d’escaliers avec sa copine qui rigole souvent à gorge déployée. De temps en temps, il hurle à la mort (je ne sais pas quel est son problème mais bon…). Il tire souvent son lit et le plancher grince! Alors pas d’avertissement pour lui ?

On fait attention et on se fait taper dessus. Oui on a marché avec nos chaussures dans l’appartement et ça fait un an et demi qu’on le fait et c’est maintenant qu’il trouve qu’on fait du bruit ? On ne va pas mettre nos chaussures au rez-de-chaussée en s’asseyant sur ses marches sales! Je ne porte pas de talons. Dieu merci. On fait attention, je vous assure. On ne peut pas faire autrement que de mettre nos chaussures avant de sortir. On fait gaffe. Je le sais qu’on fait gaffe! Si nous, on n’entend pas le bruit que font nos chaussures le matin comment lui, peut ? 

Depuis notre emménagement, on n’a reçu qu’une seule fois tellement on a peur que nos invités fassent trop de bruit. Ce jour-là, à peine ma tante descendait pour partir, monsieur avait ouvert sa porte. Et on a eu droit à un oh vous recevez! On a rigolé jaune.

On n’a eu qu’un propriétaire depuis notre arrivée ici. Il est bien sympa mais voilà des fois, ils nous emmerdent pour des broutilles! On a l'impression d'être surveillés constamment. J’en suis même arrivée à me dire que peut-être on était fautifs. Avec du recul, non!

On est de bons locataires. À Maurice, notre propriétaire était même triste de nous voir partir. Le loyer est toujours payé à la date demandée, voire même un jour avant! Je m’en veux de ne pas lui avoir dit ce que je pensais de vive voix mais ça n’arrivera plus… Je m’expliquerai respectueusement ou pas!

La Belle Province : plus jamais!


Avez-vous déjà mangé chez La Belle Province ? Je ne sais pas si votre expérience a été meilleure que la nôtre mais, nous concernant, nous ne mettrons plus jamais les pieds dans ce restaurant!

Dimanche, nous étions de sortie dans le décor froid du Marché Central. Comme l’heure du déjeuner approchait et que le panneau La Belle Province nous narguait au loin, nous nous sommes laissés avoir tenter. Et les mauvais points ont commencé à être distribués dès nos premiers pas dans La Belle Province du Marché Central. La serveuse, qui n’avait pas l’air contente d’être là, devait reverser au moins une dizaine de sachets de sucre sous le regard du ‘’cuisinier’’.

Au lieu de ramasser ces pauvres sachets, madame a préféré les laisser-là. Peut-être pour renforcer le décor des lieux qui laissait vraiment à désirer : sièges avec cuir abîmé, sauce blanche sur le sol… Vraiment, l’ambiance était un peu glauque!

Après avoir fini avec ses affaires, madame s’était enfin décidée à prendre notre commande. Pour moi, c’était rapide un Trio Gyro. Par contre Copilote!!! Comme à son habitude, il prenait son temps (mdr). Au final, il a pris un burger au poulet et la poutine… Le tout avec un soupçon de très mauvais goût. 

Mes frites étaient non seulement froides mais avaient aussi pris un bain d’huile d’au moins 100 ans! Au bout d’un moment, nos pains avaient bu la tasse puisque le pseudo-cuisinier a cru bon de mettre et de remettre sa superbe sauce sortie de je ne sais quel livre de recettes. J’ai dû manger cinq frites et la moitié de mon pain tellement c’était dégueulasse. La poutine était tout aussi horrible!

Si Gordon Ramsey était passé dans le coin, il aurait certainement piqué une crise. Et moi j’ai failli! Si quelqu’un de cet établissement m’avait adressé la parole, je lui aurais demandé s’il trouvait sa bouffe bonne ?! Au bout d’en moment, je me suis levée et j’ai balancé tout mon repas à la poubelle. Copilote en a fait de même.

J’ai déjà mangé dans des restaurants / fast-foods dont j’ai trouvé la bouffe pas extra mais dégueulasse jamais! La note a aussi été salée : au moins $ 24 pour deux repas que même les chiens auraient refusés de manger.

Je ne sais pas si les autres La Belle Province sont dans le même état mais bon, on se pose des questions… Jamais j’aurais cru dire ça mais : ON AURAIT MIEUX MANGÉ CHEZ MCDO! Et on s'est rempli l'estomac avec des Mars...Comme on dit souvent, il vaut mieux miser sur ce qu'on connaît. 

Le deuil…


Pendant au moins deux ans, notre quotidien a été rythmé par le processus d’immigration au Canada. Pendant au moins deux ans, nous avons appelé le Bureau d’immigration du Québec au point de connaître le numéro par cœur. 

Pendant au moins deux ans, nous avons rafraîchi notre boîte électronique des milliers de fois et surveiller notre boîte aux lettres autant de fois… Au cas où les tout-puissants de l’immigration auraient décidé de nous accorder le sésame. Pendant au moins deux ans, nous avons accordé une grande place dans notre vie à ce projet d’immigration.

Aujourd’hui le projet a été concrétisé. Des résidences permanentes dans nos poches et une nouvelle vie à Montréal. Les différentes étapes menant à la réalisation de ce projet ne permettent souvent pas d’avoir d’autres projets, d’autres rêves. Ce qui fait qu’aujourd’hui, tout ceci laisse une sorte de vide et des tonnes de questions : 

- Que faire maintenant qu’on est ici? 
- Aimons-nous notre vie ici ? 
- Avons-nous eu raison de venir ici ? 
- Qu’est-ce que l’avenir nous réserve ? 
- Avons-nous vraiment le courage de tout recommencer à zéro ? 
- De retourner aux études ? 

Des questions sans réponses car en ce qui me concerne, je ne sais absolument pas quoi faire de ma vie ici… Je pense que je dois commencer par faire une sorte de deuil pour changer de chapitre.

Vol de notre plaque d’immatriculation…


Dimanche… 


… on a tourné en rond à cause du marathon pendant une bonne trentaine de minutes avant de trouver la bonne route pour nous rendre à Brossard. 


… on s’est pris les volets fermés du petit restaurant mauricien en pleine face. On avait fait la route parce qu’on voulait manger des dholl puris… Ça nous apprendra! 


… on s’est fait voler notre plaque d’immatriculation sur le parking du Mail Champlain. Elle n’avait que deux semaines notre plaque. 


… on a appelé la police pour dénoncer cet acte. Mais purée, il y avait plus d’une centaine de plaques d’immatriculation sur ce parkingggggggggg. Pourquoi nous? 


… on a roulé dans tout Montréal sans plaque donc. Comme on est novices en détours (à cause du marathon), bein on est passés 15 fois devant des policiers. Personne ne nous à arrêter. 

What an accent!

J’ai toujours détesté l’anglais. Et comble de malchance (ou pas), j’ai toujours eu à étudier dans cette langue. Ce n’était pas la mort, mais voyez-vous je trouvais cette langue difficile et elle ne me séduisait pas du tout.

À Maurice, la présence de l’english dans mon quotidien était donc minime une fois les études terminées. Elle consistait bien souvent de quelques paperasses, de séries mais avec les sous-titres, de chansons de Coldplay et d’ingrédients de mes petites gourmandises préférées.

Comme je travaillais en français, je ne m’inquiétais guerre de ma british touch (pas américain hein). Je n’en avais vraiment rien à battre au point que je ne pratiquais… Et sans pratique, bah on commence par oublier comment on dit robinet en anglais…

Malheureusement en débarquant à Montréal, je me suis prise l’anglais en pleine face. L’anglais avec l’accent québécois, américain, indien, chinois, mexicain….et le mien : mauricien. Copilote me dit toujours que je parle l’anglais comme si je vomissais.

Le vrai bilinguisme étant important, j’avoue avoir commencé à regretter mon allergie à l’anglais. Il me fallait, d’urgence : boire, manger et dormir en anglais. Je préfère toujours le français mais j’essaie de regarder plus les séries en anglais sans sous-titre et la chaîne CTV (wahou la référence). Je tente aussi de lire en anglais mais hélas, je ne dépasse jamais la première page. Bref, j’essaie de me rattraper.

Aujourd’hui, je prends mon temps quand je parle l’anglais car la base est là. Et j’ar-ti-cu-le ! Oui, j’articule car bien souvent certains anglophones jasent comme si, ils avaient avalé un écureuil ou un mixeur. On n’a pas tous le même accent et des fois, il arrive qu’on ne se comprenne pas…

Ce qui me désole surtout c’est quand une personne avec un accent très marqué te demande si tu ne veux pas parler français alors que tu lui parles "correctement" en anglais. À mes yeux, c’est de l’intolérance. Un accent différent dérange forcément...

[Dan bis*] Reste debout!

100 % électrique!

J’ai toujours fait partie des gens qui se lèvent spontanément pour laisser leur place aux personnes âgées, enceintes, avec des enfants… Ce qui fait que je ne comprenais jamais la réaction de ceux qui ne bougeaient pas d’un pouce pour céder leur siège à la vieille dame qui tente de s’accrocher pour ne pas tomber.

Après une bonne année d’observation ici, je me sens aujourd’hui bien conne. Certaines de ces personnes à mobilité réduite n’ont tout simplement pas de manière ou abuse de leur statut. De plus, elles ciblent toujours les mêmes pigeons, dont moi.

Là, je pense à cette dame et sa grosse poussette qui prend souvent le même autobus que moi le matin. Madame arrive juste quand le chauffeur a fermé sa porte. Pas grave. Il l’ouvrira vu qu’elle fait de grands signes tout en poussant son chariot. Merde. Elle a pu entrer. Un coup d’œil à gauche. Un coup d’œil à droite. Et bam! Elle m’a vu au fin fond du niveau 1 du bus. Elle pousse sa poussette sans se presser. Ne s’arrête même pas à l’endroit réservé aux poussettes. Bah ouais hein, les trois mickeys qui occupent les lieux ne vont certainement pas se lever hein. Et la voilà comme une fleur à côté de moi.

Devant se trouve un chauve qui fait semblant de ne pas la voir. Forcément, je me lève. Même pas un merci. Pas grave. Je me retrouve avec toutes mes affaires à taper la causette avec mon super chauffeur. Un autre jour. Même scène de la chère madame. Un autre, autre jour, rebelote. L’impression d’être dans le film de Gus Van Sant, Elephant, me traverse l’esprit. Faut que ça cesse. Désormais, je m’installe au fin fond du bus, c’est-à-dire au niveau deux où les poussettes, les personnes âgées et autres ne souhaitent pas trop s’aventurer.

Je pense aussi à cette vieille dame qui prend également le même bus. Chaque matin, mon super chauffeur doit hurler : merci de faire une place à la dame. Jamais personne ne se lève spontanément. Bien sûr, je trouve ça vache de la part de ceux qui se trouvent aux premières loges. Mais si c’est chaque jour la même chanson, je comprends que certains préfèrent faire la sourde-oreille. 

Ce que je déplore, surtout, c’est ces personnes qui ne vous disent même pas merci ni ne vous font un sourire (et ils sont nombreux). C'est la moindre des choses, non ? Bien sûr, je ne suis pas en train de dire de laisser mamie et papi se transformer en ballon de football dans le métro ou le bus. Mais je pense qu’il faudrait y avoir un peu plus de respect… Et ce, des deux côtés.

* Dan bis, c'est '' dans le bus '' en kreol morisyen (dans ma langue maternelle)

Ces jours où mon île me manque...

À la plage....

Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à ma petite île Maurice. Hier, avec ce temps pluvieux, j’ai eu un petit pincement au cœur en pensant à la plage. C’est tellement bête car quand j’y étais encore je détestais, presque, la plage… Mon père nous y traînait tellement souvent qu’à l’adolescence nous en avons eu marre de voir la même chose chaque week-end.

Je me souviens encore du sable chaud sous mes pieds. Des glaces et des fruits confits dégustés sous les filaos. De l’eau de coco que je détestais mais que je buvais quand même parce que mon père faisait toujours une scène si on refusait…

En rentrant à la maison hier, je n’avais qu’une envie : retrouver au moins quelques saveurs. Alors j’ai fait des gato arouille *. Rien ne vaut ces petites gourmandises croustillantes et moelleuses pour se remonter le moral.
Des gato arouille. Miammmmmmmmmmm
*Gâteau arouillle ou des beignets à base d’eddos ou taro.

Les voisins : quelle bande d'emmerdeurs...des fois!

Bon, on est pas arrivés à ce stade :)

Après notre mariage, Copilote et moi avions aménagé dans un petit immeuble d'une petite ville au doux nom de Beau-Bassin. Notre année passée a été plus que merveilleux avec nos trois voisins respectueux. L'un d'eux avait même une fille qu'on entendait presque jamais. Ce qui fait qu'on se posait souvent des questions... 

Nos voisins menaient leur petite vie tranquillement et jamais il n'y a eu de dérapage comme de la musique trop forte après 22 heures ou encore les ordures jetées ici et là. Et à chaque fois qu'on se croisait, on se disait toujours bonjour... 

Je ne peux pas en dire autant de mes voisins montréalais. Notre première année de bail (en 2013, donc) nous avons eu droit à une voisine qui semblaient gentille. Au fil des mois, elle s'est transformée en loup-garou. A chaque pleine lune, soit elle foutait sa musique à fond la caisse, soit elle faisait des soirées jusqu'à 2 heures du matin tout en rigolant à gorge déployée avec ses amis bizarres. 

Elle avait aussi la sale manie de fumée ses herbes sur le balcon commun. Elle prenait le soin de jeter son truc qui pue dans un bocal. Puis, la pluie s'en occupait. Résultat, tout le balcon et notre salle de bain sentaient le pot à plein nez. Agréable n'est-ce pas ? Mais on ne lui disait rien car c'était de temps en temps...

Avec la fin des baux en juin, notre fumeuse s'est cassée. Emménagement avec son chum qui marchaient comme un éléphant dans l'appart, je suppose. J'avoue que j'étais bien triste de la perdre. Je mettais habituer à sa transformation lors de la pleine lune. 

Désormais, c'est un étudiant qui occupe les lieux. Un mal-élevé qui reçoit sa copine régulièrement. Lors de son aménagement, je regrettais déjà d'avoir conseillé à Copilote de renouveler notre bail. Premièrement, les copains de monsieur squattaient le parking du proprio sans chemise, sans t-shirt, comme de vulgaires paillassons. OK. Il fait chaud. Ok. Mais remontez ces shorts, bon sang! 

J'entre dans l'immeuble (c'est un duplex, hein) en me demandant si c'est des proches du proprio... Arrivant sur mon palier, j'entends une grande gueule s'ouvrir. Rien compris si ce n'est qu'on a un nouveau voisin. Je fais vite pour ouvrir ma porte... Je ne supporte pas qu'on hurle et j'avais absolument pas envie de croiser sa tronche de cake (je ne sais toujours pas quelle tête il a). Bref, le mal-élevé a cru que c'était un de ses potes qui remontait. Pas un bonjour. Rien... Je n'ai pas fait d'effort non plus.

Ce fils à papa et maman (oui parce que c'était les parents qui avaient visité l'appart ) est plutôt silencieux. Là où il m'emmerde c'est son squattage du balcon commun. C'est moitié-moitié. On paie. Tu paie. Tu ne dépasses pas. Monsieur possède un BBQ géant pour un balcon pas si grand que ça. Une table, deux chaises et... une autre table. Et là, il bouffe déjà la moitié du balcon.

Par conséquent, le mal-élevé n'a pas de place pour foutre son séchoir à linge en plastique. Donc, il le fout sous la fenêtre de notre salle-de-bain... Je suis donc obligé de fermer à moitié, désormais. Puis, monsieur fout carrément son sac poubelle à recycler au même endroit. De quoi m'énerver car d'une on ne squatte pas le balcon commun si ce n'est que pour mettre le linge à sécher. Donc t'es tranquille pour faire la causette à ta copine aux grands pieds. De deux, on respecte les autres nous... Alors c'est trop demander de ne pas faire chier en restant dans ton coin ?

Balade au parc-nature de l'île-de-la-Visitation

Le chalet d'accueil du parc-nature de l'île-de-la-Visitation

J'ai découvert le parc-nature de l'île-de-la-Visitation lors d'un bus game (jeu consistant à prendre n'importe quel bus et s'arrêter au terminus pour partir à l'aventure). Cette fois, j'ai pris le bus 45 Papineau direction nord qui, après une trentaine de minutes, m'a déposée dans un coin me promettant une belle balade.

Cette partie du Boulevard Gouin Est abrite des maisons d'une beauté exceptionnelle. Il y en a même une qui me fait penser aux contes de Grimm. Elle est d'ailleurs en vente! D'autres, peintes en bleu, me rappelle la plage et les vacances. Toute cette partie de Montréal est dotée d'une piste cyclable. Et c'est marrant de voir les voitures garées en plein milieu de la rue. Ce qui donne l'organisation suivante : maison-piste cyclable-stationnement-rue.
Rue du Pont
Le joyau de ce petit coin paradisiaque est sans aucun doute le parc-nature de l'île-de-la-Visitation qui se trouve en bordure de la Rivière-des-Prairies. Il accueille les randonneurs, les joggeurs, les cyclistes, les familles...et même les chiens! Et chacun sa piste. Ce qui plutôt agréable quand on souhaite se balader tranquillement sans que les fous des deux-roues vous bousculent...
Quel sentier choisir ?



Le parc-nature de l'île-de-la-Visitation ressemble un peu à un labyrinthe avec des passages, presque, secrets mais sans le risque de ne pas pouvoir en sortir un jour. Certains mènent d'ailleurs près de l'eau où on peut observer des canards pataugeant tranquillement. Des rencontres avec des écureuils, pas farouches du tout, sont aussi à prévoir. Cependant, si vous n'avez rien à leur donner, ces petits gaillards se désintéresseront de vous.
Tu veux ma photo ? Mais va donc faire un tour ailleurs...
Je trouve que ce lieu est idéal pour un pique-nique en famille. Tout au long du parc, bancs et tables ont été installés pour casser la croûte confortablement . Une partie du parc a aussi été aménagée afin d'accueillir les barbecues.
Vue au loin...
Par ailleurs, le parc-nature de l'île-de-la-Visitation est si paisible que certains viennent y faire du yoga. D'autres s'y installent avec appareils photos et objectifs XXL pour observer les oiseaux. D'autres pour faire la lecture ou pour y méditer, tout simplement...
Coin, coin, coin
Info
  • Ville de Montréal  : vous trouverez sur le site des cartes été et hiver ainsi que d'autres renseignements

Ô Canada : un an et tout va bien!

Je remets cette photo de notre départ de l'île Maurice parce que je l'aime bien :)
Avec Copilote, nous fêtons aujourd’hui notre première année sur le sol canadien. Bon. Ok. Sur le sol montréalais. Après des débuts assez difficiles, je peux dire que tout va bien maintenant. Les ‘’épreuves’’ m’ont rendue beaucoup plus forte et surtout, plus positive. Je tire des leçons des erreurs faites. Je gère un peu mieux mon sale caractère. Et je comprends enfin que tout le monde ne vit pas une immigration de la même manière. Il y a certaines paroles de certaines personnes qui raisonneront toujours dans ma tête mais sans m’atteindre. 

Je sais désormais que je ferai toujours tout pour réaliser un rêve. C’est ce que j’aimerais inculquer un jour à mes enfants (si j’en ai un jour hein). Je veux qu’ils aillent toujours au bout de chacun de leurs rêves malgré les difficultés et les commentaires des autres. L’important est d’écouter son coeur, quitte à se casser la gueule…
Maintenant que nous sommes bien installés, chacun a des projets. Copilote retourne à l’école en septembre tout en continuant à travailler. Il y passera au moins une année. Quant à moi, je cherche toujours ma voie. Une reconversion peut-être ? Mais, je ne suis pas pressée. J’ai un petit projet que j’aimerais mettre sur pied prochainement. Donc, on verra bien.

Autrement, mes deux semaines de vacances commencent cette après-midi. Ce qui n’est pas le cas de Copilote. Je vais donc en profiter pour visiter Montréal! Si vous connaissez des endroits à visiter ( accessible en bus et métro ), faites-le moi savoir!

Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec : verdict!

J'ai envoyé ma demande d'évaluation comparative des études effectuées hors du Québec en novembre 2013. Mon enveloppe contenait le formulaire du ministère de l'immigration et des communautés culturelles, mon diplôme original, mes notes et un mandat-poste de $ 112.00. Un accusé de réception a été reçu le 2 décembre 2013. 

J'avoue avoir eu un peu la trouille d'expédier mon diplôme comme ça, sachant que mon université se trouve en Afrique du Sud et que ça aurait été bien embêtant si Poste Canada l'avait perdu. Fort heureusement, j'ai pu le récupérer en bon état le 28 mars 2014. 

Après plusieurs mois d'attente, une évaluation comparative est enfin arrivée dans ma boîte aux lettres, soit le 26 juin 2014. Résultat : bein euh pas extraordinaire quoi. J'ai un Bachelor of Arts en français et communication. Et au Québec, ça me donne un "Diplôme de majeure d'une durée de deux années d'études de premier cycle universitaire" au lieu d'un Baccalauréat comme lors des calculs de points pour le CSQ (hin hin).

J'ai aussi eu droit à la remarque suivante : " Les études effectuées ne correspondent pas à un diplôme de fin de cycle universitaire au Québec d'où la mention du grand secteur d'études". Bref Nelson Mandela et moi pouvons aller nous brosser avec nos diplômes sud-africains. Bon je rigole. 

N'empêche, je me vois mal mettre tout ça dans mon CV. Ce qui est bien, c'est que je vais pouvoir commencer à me trouver un cours... sans qu'on me rabâche que je n'ai pas d'équivalence! J'ai un "Diplôme de majeure d'une durée de deux années d'études de premier cycle universitaire" moi madame!

Mode d’emploi

Photo trouvée ici
Trouver un job rapidement était parmi mes objectifs lors de mon arrivée à Montréal. Après environ 11 mois ici, je me rends compte que j’ai fait pas mal d’erreurs et ce, malgré avoir cru m’être bien préparée alors que j’étais encore à l’île Maurice.

D’abord, j’aurais dû virer le mot rapidement dans toute cette affaire. Chercher du travail ici prend du temps, surtout quand on ne connaît personne. Je me suis très vite rendue compte que ça n’allait pas être du gâteau car il fallait être patient. La patience n’étant pas une qualité chez moi, je suis passée par des moments de doute.

Oui, il y existe des chanceux qui trouvent un emploi en moins d’un mois. D’ailleurs, des témoignages pullulent les forums. Ce qui te fait poser la question : mais pourquoi moi je ne trouve pas bordel ?! Avec du recul, je me dis que j’aurais dû éviter de trop lire ces expériences…

Chacun sa propre histoire... 

Je constate que bien souvent ceux qui ont de la difficulté hésitent à raconter leur histoire. Ce qui fait que souvent on tombe sur des témoignages plus que positifs! Je me souviens encore en train de dire à Copilote : Tu vois! Cette fille a trouvé du boulot en un mois! Et dans sa branche en plus !

Le tout est de ne pas trop s’attarder sur les témoignages des autres pour ne pas se mettre la pression et surtout, ne pas comparer. Chacun vit son immigration de manière différente. Chacun a sa propre histoire et… sa chance.

Voulant à tout prix trouver un travail rapidement, j’avais oublié que j’avais quitté mon pays pour un autre que je ne connaissais pas! Entre ce qu’on raconte sur internet et la réalité du terrain, il existe tout un monde. Ce n’est pas du tout pareil…

Mon empressement a ainsi fait que j’ai refusé de perdre quatre semaines de ma vie en participant à un atelier sur la recherche d’emploi. Je pensais que je connaissais déjà le marché du travail. Je pensais que ça allait être fingers in the nose. Eh bien, je me suis bien foutue le doigt dans l’œil. Je ne sais pas si ça m’aurait aidée mais je pense que je me serais sentie moins seule et j’aurais rencontré des gens.

Jobbine 

Quatre mois après mon arrivée, je n’avais toujours pas d’emploi. J’ai eu une jobbine dans la restauration. C’était sur appel et vraiment pas fait pour moi. J’ai en tout pour tout travailler dans ce restaurant trois fois! Et je n’ai jamais été payée.

Malgré tout, je me disais que ça allait venir pour pas me décourager. J’allais aux salons de l’emploi. Je passais des heures et des heures sur les sites d’offres d’emploi. J’empruntais des bouquins sur comment faire un CV québécois. Rien ne semblait fonctionner.

Puis, j’ai fait les agences de placement. J’ai fait les plus grandes mais aussi quelques petites. Résultat : nada! Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai perdu mon temps mais cette ‘’solution’’ ne m’a servie à rien. En fait, à chaque fois, je passais des tests et je rencontrais une ‘’conseillère’’.

La première fois, j’avais été bien nulle aux tests. C’était lors d’une journée portes-ouvertes chez Randstad. Par la suite, je me suis rattrapée…ailleurs. Les résultats étant corrects, je pensais qu’il allait me trouver un truc mais non. Tous leurs blablas dans le vent ont fait que j’ai abandonné cette ‘’solution’’.

Entre-temps, je découvrais qu’on me traitait de paresseuse. J’ai dû encaisser des mots durs.J’allais mal et j’étais choquée. Je crois que j’ai toujours eu besoin de ce genre d'affront pour me dépasser. Comme dirait Barney : ‘’Challenge accepted!!!’’

Centres d’appels

La meilleure solution à ce moment-là c’était les centres d’appels. Je l’avais déjà fait à l’île Maurice et grâce à ce boulot j’avais pu payer mes études. J’avais quand même un peu la trouille. Faut dire que les centres d’appels n’ont pas bonne réputation. 

J’ai donc tenté ma chance chez une compagnie du centre-ville. Lors de l’entretien, j’ai dû vendre un stylo… À la fin, la recruteuse m’a proposé un job d’agent aux services à la clientèle au téléphone au lieu de celui en ligne (c’est-à-dire par courriel, via le site de la compagne etc). Ne me sentant pas capable j’ai refusé et je suis partie. 

Quelque temps après, je suis retrouvée dans un centre d’appels… Je passe l’entrevue et tout le monde est content. J’accepte car c’était du soutien technique pour la Pomme. L’occasion de découvrir cette marque de renommée internationale… 

Je me retrouve donc de novembre à février dans la jungle des fanatiques de la Pomme. Cette expérience a été douloureuse, sur le coup. Je ne m’en sortais pas et j’étais plutôt du genre à dire mais aux clients : Arrêtes la technologie! T’est trop bête! Je n’avais pas souvent de bons commentaires, puis ça a été avec l’aide de deux formidables collègues. 

Opération Placement Jeunesse 

Aujourd’hui, j’avoue que des fois ça me manque de ne pas rendre quelqu’un heureux rien qu’en trouvant une solution à son problème. Les conditions de travail, elles, ne me manquent pas du tout. Entre-temps, je continuais mes recherches pour un travail plus… dans mes cordes. 

Je me suis dit que j’avais besoin d’un coach, un guide, un mentor, un gourou! C’est ainsi que je me suis tournée vers Opération Placement Jeunesse (OPJ). Une chose que j’aurais dû faire à mon arrivée à Montréal. 

Dès le début de janvier, OPJ m’a reçue chaque mardi. Ma conseillère en emploi, une québécoise, m’a soutenue tout au long de ma recherche. Elle a été plus que merveilleuse avec moi. Elle a été à l’écoute et a retravaillé mon CV. Sans elle (et kijiji ha!), je pense que j’aurais eu du mal à trouver un emploi. 

Je travaille désormais comme agente de bureau pour une petite compagnie. J’ai des week-ends de trois jours. Ce n’est pas fou-fou comme job mais j’y trouve mon compte pour le moment… Et en parallèle, j'ai aussi commencé à faire un peu de rédaction.

Voilà! C’était ma petite expérience de chercheuse d’emploi à Montréal et pardon pour la longueur du billet… 

Je vous mets une petite liste de liens qui pourra, qui sait, aider les futurs arrivants : 

Trois activités presque gratuites en juin

En juin...

1. Je fais du cerf-volant ( Info  : Tohu  - C'est gratuit! )
2. Je fais du shopping ( Info : AiresLibres  - C'est gratuit si tu n’achètes pas! )
3. Je fais du karaoké avec -M- (Info : Francofolies - C'est gratuit! )

Flower power

Avec l'arrivée des beaux jours, le peuple montréalais s'adonne au jardinage. Y compris moi! L'objectif de ces dernières semaines étaient, donc, de trouver de jolies plantes pour embellir notre petit balcon.

Ma première plante a été achetée chez Provigo (aheum). Elle s'appelle Coco et a pu rester à l'intérieur pendant quelque temps. Quand on a eu d'autres plantes, Coco les a rejointes sur le balcon... Sauf que c'était une assez mauvaise idée car je l'ai mise trop au soleil.
Coco avant et Coco après...


Sur le balcon, on peut donc trouver :
Cycy, Bluzz et les autres...
  • Cycy, une cyclamen : je l'ai trouvée à la jardinerie de Maxi à Crémazie. Il n'y en avait que deux, dont une bien cachée. J'étais bien fière de me promener avec ma Cycy. 

     - Madame, où avez-vous trouvé cette plante.
     - Ahhh, de l'autre côté sauf qu'il y en avait qu'une!!! 

    Le pauvre vieux monsieur avait l'air triste et est parti. J'avais un petit pincement au coeur. J'ai même failli lui donner Cycy (après une bataille avec la petite voix dans ma tête) quand, soudainnnnnnnnn, j'ai vu une Cycy 2. Alors, j'ai appelé Papi! 

    Le vieux, tout content, alla payer son trésor quand je me rendis compte que la mienne avait pas d'étiquette! Marde, comment s'appelle-t-elle cette plante ? Même la vendeuse ne le savait pas, bien évidemment et Papi avait disparu, bien évidemment. C'est au marché Jean Talon que j'ai appris le nom de ma beauté (ah oui je l'aime!).
  • Bluzz, une blue wonder : je l'ai aussi trouvé au même endroit. Bluzz avait pas mal de succès. Rien que dernière moi, trois petites vieilles portaient ces petites.
     
  • Hottie, une plante de piment : je suis une grande amatrice de piment ! Pas de piment rouge doux (ou sais pas quoi) qui en fait est un poivron non mais du piment qui te fait pleurer!
     
  •  Il y a aussi des pâquerettes, des marguerites, des herbes, un fraisier et des plantes de tomates. 

    Voilà c'était l'instant Silence ça pousse!

Je ne sais (toujours) pas dessiner…

En arrivant au Canada, on aurait pu croire que mes talents d’artiste se seraient améliorés ! Erreur ! Je suis toujours au même stade du je-ne-sais-pas-dessiner.

Je ne pense pas que cela va s’améliorer même avec des cours intensifs… Mais pas grave. Ce non-talent m’amuse en fait. Je le prends bien. Je le prends tellement bien que je me suis dit qu’au lieu d’utiliser Paint pour faire mes non-dessins, j’allais carrément les faire sur du papier. Comme les vrais artistes!

Voici la première planche canadienne (pouhahaha) :

1. Depuis que je suis à Montréal, je vois souvent des gens se baladaient, non pas, avec un chien mais avec deux, voire trois. C’est fun sauf quand tu ne peux pas en avoir chez toi! Alors tu te demandes : comment elle fait, elle, pour avoir trois caniches chez elle ?!!!!

2. Le hockey est une religion ici. L’église Le bar à côté de chez moi est toujours rempli quand il y a des matchs. Aussi, il y a souvent des matchs dans ma ruelle. Enfin pas de vrais matchs. Plutôt des matchs avec des petits qui se défoulent après la maternelle. J’aime bien cette ambiance. De toute façon, j’aime les sports qui réunissent le peuple. Par contre, je me demande : connaissent-ils le football ici ? Genre Manchester United et Liverpool.

3. Les filles qui portent que des collants… Pire des collants un peu transparents! C’est THE truc qui m’a surprise au début. Euh en quoi c’est classe de voir ta culotte ?

4. Les écureuils qui font les poubelles. J’en ai deux dans ma zone de résidence. Ils se bagarrent pour déchirer les sacs que j’ai pris la peine d'attacher. C’est toujours rigolo de les voir. Et comme copilote leur file des sandwichs de temps en temps bein c’est à lui que revient la tâche de ramasser le désordre….

Kijiji, my friend…


Oh boy! Voilà trois mois que je n’ai pas donné de nouvelles. On aurait pu croire que mes trente ans m’avaient achevée. Au contraire… Je pense que cela m’a porté chance. Explication: 

Après avoir assisté pendant plusieurs mois les utilisateurs de la marque Pomme (dont certains pensent qu’on doit se plier à leurs exigences les plus extravagantes), je suis aujourd’hui (depuis février) agente de bureau pour une petite compagnie qui est dans le même secteur d’activité que le dernier mari de Suzanne dans Desperate Housewives. 

C’est grâce à kijiji que j’ai trouvé l’annonce. Moi qui avais des doutes par rapport à l’efficacité de ce site, j’ai été bien étonnée. Tout s’est passé très vite : dimanche matin, entrevue ; dimanche après-midi, confirmation que les big boss m’avaient choisie ; et lundi, je commençais (quelques heures pendant deux semaines le temps que je fasse mon préavis de l’autre côté). 

J’avoue que j’ai douté (oui, oui, je suis suspicieuse!). C’est surtout la facilité avec laquelle tout s’est fait qui m’a déstabilisée. Au final, je voulais tellement sortir de l’enfer des centres d’appels que même si je me posais mille questions, j’ai accepté l’offre et je ne regrette pas. Fini les horaires de nuit, les heures supplémentaires et le travail le week-end (j’ai même trois jours de congés!). 

Comme m’a dit ma conseillère en emploi de l’Organisation Placement Jeunesse, c’est un cadeau que m’a fait la vie. Tout au long de notre rencontre, je n’ai pas arrêté de la saouler avec le fait que je voulais un travail avec des horaires de jour et les week-ends de libre. 

Aujourd’hui, je suis soulagée… Je ne suis pas dans mon domaine - d’ailleurs, je suis en pleine réflexion sur ce point… - mais voilà comme la plupart des nouveux arrivants, je voulais trouver un emploi raisonnable pour commencer enfin à respirer un peu…

30 ans et 6 mois




Trente

Aujourd'hui j'ai 30 ans. Je ne peux pas dire que ça me fait quelque chose car je n'ai jamais accordé beaucoup d'importance à mon anniversaire. Je n'ai jamais non plus aimé le célébrer, ce qui exaspère parfois mes proches qui tentent de temps en temps de me faire une surprise. A chaque anniversaire, je souhaite toujours la même chose : la paix! Non pas la paix comme les Miss Monde et cie, non la paix dans le sens où on me laisse tranquille. J'ai toujours apprécié de passer ma journée d'anniversaire seule dans un coin avec de la bonne bouffe, un coca et si possible une série, un livre ou un bon film.

Depuis que je suis avec Copilote, ça a un peu changé... Désormais j'apprécie de passer mon +1 an avec mon amoureux, mais qu'avec lui. Lors de mon premier anniversaire avec lui, il m'avait offert des fleurs. Lors du deuxième, on était mariés alors il a dû en faire plus hahaha. J'ai donc eu droit à des petits gâteaux et cadeaux. Et ensuite, on s'était rendus au Casela (sorte de parc avec des animaux) à moto. J'aime bien ce genre de trucs donc je me suis éclatée.

Cette année, c'est autre chose. On est au Canada. Lui, il travaille. Moi, en principe sauf que voilà j'y vais pas (ça c'est une autre histoire). Ce matin, comme le veut la tradition, Copilote m'a réveillé tout en chantant happy birthday. Le tout avec un gâteau dans les mains. Et pas n'importe lequel : une mousse au chocolatttttttttttttt (il y a du chocolat blanc dedans, mon péché mignon). C'est ce que j'aime : quand c'est simple. Et quid du cadeau ??? Ahhh bein je l'ai eu depuis décembre ^^. Mon billet pour aller voir les pingouins au Biodôme. On ira demain si le temps le permet.

Six mois au Canada 


Il a deux jours, on a franchi le cap des six mois au Canada. J'aurais bien aimer faire un bilan mais voilà je ne sais pas trop quoi dire de ces six mois qui n'ont pas été faciles du tout. Quand on est arrivés, c'était un peu le fun car c'était un peu l'été. Depuis, l'humeur ressemble à une montagne russe. La recherche d'un emploi "convenable" est un cauchemar. C'est ce qui rend cette aventure plus que difficile.

Même si j'ai actuellement un travail, je ne suis pas pour autant épanouie. Les horaires décalés sont juste pesants. Adieu la vie de famille. Adieu les week-ends. Je me dis que c'est pour un temps mais quand je vois mes collègues qui eux aussi se disaient la même chose au début et qui sont encore là après une année, je suis horrifiée. Pour Copilote, c'est la même chose. Le pire dans tout ça, c'est qu'on n'arrête pas de rater les opportunités.

Je vous explique : en décembre j'avais envoyé ma candidature pour le poste de commis. J'ai reçu un appel du recruteur, sauf que voilà je ne pouvais pas répondre immédiatement car je bossais et le téléphone est interdit quand on travaille. Quinze minutes après, j'ai filé prendre ma pause pour pouvoir rappeler. Je vérifie d'abord ma boîte vocale. Pas de message. Donc, je rappelle. La madame me dit que malheureusement elle n'a plus de place pour les entrevues à cause des congés (noël et nouvel an). J'étais bien embêtée. Je ne comprenais pas du tout comment est-ce qu'on pouvait faire ça... Je me suis dit qu'elle aurait pu laisser un message et me demander de rappeler. Mais non. Je ne vous dis pas ma peine.

La madame m'a finalement demandé de rappeler en janvier. Ce qui a été fait. La réponse était bien évidemment : le poste a été comblé. Copilote a vécu presque la même chose aujourd'hui. Il a tenté de rappeler mais comme c'est une grande compagnie et que la personne en question n'a pas laissé de message, impossible pour la réceptionniste de retracer l'appel.

Je trouve tout ceci injuste. Je ne sais pas du tout comment prendre tout ça. C'est déstabilisant : votre curriculum vitae intéresse la boîte, on vous appelle, vous ne répondez pas parce que vous devez quand même faire un petit boulot pour vivre, on ne vous laisse pas de message et on passe à un autre candidat.

Avec copilote, on ne baisse pas les bras pour autant (pour combien de temps?). J'espère trouver quelque chose de plus intéressant et où je ne me ferai pas insulter pour rien, bientôt.

Une nouvelle page se tourne...


Bonne année! Oui, bon on est déjà le 3 janvier et j'ai quelque peu déserté ce blog. La faute à personne. C'est juste que ces derniers temps, j'étais un peu perdue. Je me posais et je me pose encore beaucoup de questions par rapport à cette aventure. Mais quoi de mieux que l'arrivée d'une nouvelle année pour se reprendre en main et surtout, se donner un bon coup de fouet pour avancer... Que s'est-il passé depuis le dernier épisode ? Et bien, beaucoup de choses ! 

Comme annoncé précédemment, j'ai pu trouver un job. Pas le job de mes rêves. Mais un job qui ramène des sous. Un job dans un centre d'appels! Mmm oui c'est très loin de mon domaine, tout ça... Avec le mois de décembre qui pointait le bout de son nez, je savais qu'il serait encore plus difficile de trouver un emploi. N'ayant pas trop le choix, j'ai foncé et j'ai postulé dans ce centre d'appels. Je suis actuellement sur la campagne d'une marque ayant pour logo une pomme. Ce n'est pas tous les jours faciles. Les horaires sont horribles mais voilà c'est mieux que rien, comment me le disent plusieurs personnes... 

Maintenant que les festivités ont pris fin, je me relance dans la course afin de décrocher un job du lundi au vendredi. Je ferai tout pour y arriver car ce n'est pas facile d'avoir des congés en semaine alors que Copilote, lui les a le week-end. On ne fait presque plus rien ensemble... Bientôt, on ne fera plus rien car il reprend les études prochainement... Bref, ça devient urgent que je trouve un autre emploi. 

Pour m'aider dans ma quête ^^, j'ai appelé à l'aide à une organisation! J'ai eu un premier rendez-vous aujourd'hui et je rencontre ma conseillère la semaine prochaine. Elle sera ma coache durant ma recherche d'emploi. Je ne serai pas complètement seule dans cette affaire, donc. Ce qui me rassure un peu plus. 

Sinon les fêtes se sont très bien passées. J'ai eu beaucoup de cadeaux de Copilote! Parmi : un petit billet pour aller au biodôme voir les PINGOUINS (et d'autres animaux hein)! On a aussi eu droit à deux tempêtes! Grrr. J'avoue que j'aime bien la neige...quand je suis bien au chaud à la maison! Marcher dans cette neige n'est pas évident quand on doit aller bosser. Le froid est aussi pénible mais bon on fait avec ^^. On commence à s'y habituer même si on a une petite pensée de temps en temps pour l'île Maurice... 

Oh j'ai failli oublier : ma passion pour le cinéma revit ici ! C'est l'une des choses que j'aime au Canada : on n'a pas à attendre 150 ans pour la sortie d'un film. Avec copilote, on a ainsi pu voir Le hobbit 2. Je ne suis pas fan mais je voulais faire plaisir à mon bonhomme pour la Noël (on s'y est rendus le 24). Ensuite le 31 décembre, on a vu La vie secrète de Walter Mitty! Là, je n'ai pas été déçue du tout, du tout. C'est un très bon film même si le début de la séance a été gâché par une gang de petits merdeux qui n'arrêtait pas de parler et de balancer des trucs sur les gens. Heureusement qu'ils ont dégagé après 45 minutes. 

Voilà, voilà pour les nouvelles... Je vous souhaite une bonne année et que vos vœux se réalisent.